La vérité sort de la bouche des enfants


Dieu

- Maman, Dieu peut-il être méchant?
- Non chérie. Seuls les gens peuvent être méchants.

Exil

- Maman, téta Lulla vie à Dubai
- Oui
- Téta Amal vie en Palestine
- C’est bien ça
- Téta Hajjeh vivait à Beirut
- C’est vrai
- Alors pourquoi sommes-nous ici ?

Argent

- Maman, pourquoi c’est toujours nous qui allons visité la famille ? Pourquoi la famille ne vient jamais chez nous ?
- Parce qu’il faut de l’argent pour voyager
- Oh.
Pause.
- Maman ?
- Oui ma chérie.
- Qui a inventé l’argent ?



Noix de pin


Je lisais aujourd’hui un merveilleux texte sur la cuisine et l’écriture. Ça m’a fait penser à un souvenir d’enfance … Jeune fille, j’adorais les noix de pins (je les adore encore!). Ma mère les faisait griller avec des amandes pour garnir le riz et la viande hâchée. Mon plus grand bonheur était de voler quelques noix de pin pendant qu’elle s’occupait à faire autre chose. Parfois je les prenais dans mes doigts si chauds qu’elles me brûlaient. Je les aimais tant que je ne les appelais pas par leur vrai nom, snobar (en arabe). Non, pour moi, elles étaient des ca’ké (biscuits). Du dessert quoi! Maman as-tu encore des ca’ké? Ou Maman, est-ce que je peux avoir un peu de ca’ké. Juste un peu? Elle ne voulait jamais bien sûr que j’en prenne car elle savait que je ne pourrai jamais me limiter à “juste un peu”. Elle devait toujours faire griller d’autres, car les noix de pin qui survivaient à ma gourmandise couvraient à peine le plat de riz.

Ce soir, j’ai fait un plat très modeste pour le souper, un plat de paysans comme on dit chez les Palestiniens : des petits pois, de la viande hâchée, sautés avec des onions, du poivre, sel, et du riz. ET j’ai fait griller des noix de pin pour le garnir … ET je me suis mise à grignoter sur mes « biscuits », en lisant mon texte merveilleux qui s’intitule “la recette magique” … Un moment de bonheur parfait.

Yara



Laferrière: J’entends encore ce silence


Un témoignage puissant de Dany Laferrière dans le Nouvel Observateur de cette semaine.

Dany Laferrière:

Le silence. Je m’attendais à entendre des cris, des hurlements. Rien. Un silence assourdissant. On dit en Haïti que tant qu’on n’a pas hurlé, il n’y a pas de morts. Quelqu’un a crié que ce n’était pas prudent de rester sous les arbres. On s’est alors réfugiés sur le terrain de tennis de l’hôtel. En fait, c’était faux, car pas une fleur n’a bougé malgré les 43 secousses sismiques. J’entends encore ce silence.

Les projectiles. Même à 7,3 sur l’échelle de Richter, ce n’est pas si terrible. On peut encore courir. C’est le béton qui a tué. Les gens ont fait une orgie de béton ces cinquante dernières années. De petites forteresses. Les maisons en bois et en tôle, plus souples, ont résisté. Dans les chambres d’hôtel souvent exiguës, l’ennemi, c’était le téléviseur. On se met toujours en face de lui. Il a foncé droit sur nous. Beaucoup de gens l’ont reçu à la tête.

La nuit . La plupart des gens de Port-au-Prince ont dormi cette nuit-là à la belle étoile. Je crois que c’est la première fois que c’est arrivé. Le dernier tremblement de terre d’une telle ampleur remonte à près de deux cents ans. Les nuits précédentes étaient assez froides. Celle-là, chaude et étoilée. Comme on était couchés par terre, on a pu sentir chaque tressaillement du sol au plus profond de soi. On faisait corps avec la terre. Je pissais dans les bois quand mes jambes se sont mises à trembler. J’ai eu l’impression que c’était la terre qui tremblait.

Le temps. Je ne savais pas que soixante secondes pouvaient durer aussi longtemps. Et qu’une nuit pouvait n’avoir plus de fin. Plus de radio, les antennes étant cassées. Plus de télé. Plus d’internet. Plus de téléphone portable. Le temps n’est plus un objet qui sert à communiquer. On avait l’impression que le vrai temps s’était glissé dans les soixante secondes qu’ont duré les premières violentes secousses.

La prière. Subitement, un homme s’est mis debout et a voulu nous rappeler que ce tremblement de terre était la conséquence de notre conduite inqualifiable. Sa voix enflait dans la nuit. On l’a fait taire car il réveillait les enfants qui venaient juste de s’endormir. Une dame lui a demandé de prier dans son coeur. Il est parti après s’être défendu longuement. Son argument, c’est qu’on ne peut demander pardon à Dieu à voix basse. Des jeunes filles ont entamé un chant religieux si doux que certains adultes se sont endormis. Deux heures plus tard, on a entendu une clameur. Des centaines de personnes priaient et chantaient dans les rues. C’était pour eux la fin du monde que Jéhovah annonçait. Une petite fille, près de moi, a voulu savoir s’il y avait classe demain. Un vent d’enfance a soufflé sur nous tous.

Les animaux Les chiens et les coqs nous ont accompagnés toute la nuit. Le coq de Port-au-Prince chante n’importe quand. Ce que je déteste généralement. Cette nuit-là, j’attendais sa gueulante.

La révolution. Le palais national cassé. Le bureau des taxes et contributions détruit. Le palais de justice détruit. Les magasins par terre. Le système de communication détruit. La cathédrale détruite. Les prisonniers dehors. Pendant une nuit, ce fut la révolution.



Expression arabe: Devant la catastrophe on ne peut que rire


Je suis collée comme tout le monde à l’écran de ma télé, suivant avec angoisse les événements dramatiques en Haïti. Mais cet après-midi, j’ai reçu ce vidéo en réponse à un texte précédent sur les mesures de sécurité de plus en plus aggressives dans les aéroports canadiens. Ça m’a fait rire et en ce moment de détresse devant la souffrance humaine, je pense que c’est une bonne chose de se permettre un peu d’humour, ne serait-ce que pour une minute.

Yara



Learning isiZulu


Sawubona! (Hello in isiZulu)

As some of you might already know, I decided that my next research project would be on music in South Africa. So in preparation, I’ve started to learn one of South Africa’s 11 official languages, Zulu or as it is more appropriately called isiZulu. It’s a blast! But a challenge too. If there are any isiZulu speakers out there, who read this blog, I would love to get in some kind of language exchange with you. I need to practice! How about some of my Arabic or French for some of your Zulu?

Ngiyabonga! (Thank you!)

Yara



Profilage


Deux semaines durant, j’ai eu droit à une pause de la folie qui s’est emparée du reste du monde. Pendant que des milliers de passagers se faisaient fouiller et agressés sur les frontières par des agents de sécurité à travers le monde, mon mari et moi sont passés à travers 2 aéroports différents en Chine, celui de Beijing et l’aéroport international de Shanghai sans jamais se sentir harcelés.

Pas de fils d’attente interminables, pas besoin de se déshabiller ou de construire un train de cabarets pour y mettre nos objets personnels avant de les faire scanner. Il y avait bel et bien un scanner, mais il suffisait de tout mettre dans un même cabaret, manteau, sac, ordi, car le personnel est bien entraîné pour tout voir sans avoir à tout éparpiller dans un contenant individuel. Vos bottes, ou ceintures ou bijoux font capoter le scanner? Pas besoin de les enlever, s’ils sonnent, on passe le scanner manuel sans jamais te toucher et c’est tout. En 1 minute tout est terminé.

J’arrive à Vancouver, sachant que mes bottes ont tendance à sonner, je les enlève à l’avance pour éviter qu’on me fouille, car la dernière fois qu’on la fait, c’était si agressant, si humiliant. La dame a littéralement mis ses mains dans mes sous-vêtements et sans qu’on soit dans une chambre à part, donc tout le monde a eu droit au spectacle et à voir le bas de mon ventre. Jamais, plus jamais, je ne laisserai quelqu’un me refaire cela, m’étais promise, alors je fais tout pour éviter cela.

J’enlève donc ma ceinture et mes bottes, je passe par la porte, rien ne sonne. Mes autres objets? Rien ne sonne et personne ne me demande d’ouvrir mon sac. Malgré cela, une agent vient tout à coup et me dit, it’s random search!! Random search my ASS. Cette fois-ci, j’ai décidé de ne plus me laisser faire. La dame, avec son faux sourire me dit, y a t-il des parties de votre corps qui sont douloureux (pour m’épargner la douleur quoi). Je réponds, avec le ton le plus ferme et le plus poliment menaçant que je pouvais sortir: Just DON’T put your HANDS between my legs, UNDERSTAND? en la regardant droit dans les yeux. La réaction de la dame mériterait un autre blog. J’avais réussi à l’intimider. Alors elle décide, vaut mieux amadouer cette Arabe. Alors elle se met à me poser des questions comme:

-Did you enjoy your trip? évidemment pendant qu’elle me fouille.
-I was enjoying it until now, je réponds.

Elle décide de ne rien dire. Elle est évidemment intimidée ce qui me réjouit. Car d’habitude, on me répond:

-It’s for your own security, Madame, auquel je réplique généralement:
-Non, Madame, it’s for YOUR own security.

Elle se rend jusqu’à mes pantalons. Je la régarde. Elle me tape de l’extérieur sans m’agresser.

-Thank you for cooperation, me dit-elle, avec son plus beau sourire. Je réponds
- Next time I pass without the scanner ringing and one of you decides to search me anyway, be sure that I WILL NOT cooperate. Have a good day, Madame.



Les milles visages de Shanghai


Chers amis,

Il est presque 6h du matin. Nous rentrons ce soir à Montréal. Hier était une magnifique journée. Je suis sortie très tôt le matin et j’ai pris le métro pour aller découvrir Shanghai à pieds. J’ai marché des heures et des heures, littéralement des dizaines de kilomètres si l’on juge par la distance et par les heures de marche (j’ai marché de 8h jusqu’à 16h l’après-midi, ne prenant qu’une pause café d’une demie heure!) et j’ai exploré des quartiers absolument fascinants, comme le quartier de la concession française qui date de l’époque où Shanghai était habitée par des milliers et de milliers de colons, de réfugiés, d’aventuriers et de marchands européens qui se sont établis dès le 18e siècle (avant même je pense) en diverses concessions territoriales. Shanghai était la porte vers la Chine, le centre de la commerce internationale de l’opium, du jeu, et de la prostitution.

Les Français, Anglais, Américains, Néerlandais et Russes sont tous venus et se sont établis soit pour faire la commerce avec les marchands chinois qui gouvernaient Shanghai, plus tard, pour fuir les deux guerres mondiales, la dépression des années trentes, soit pour se refaire une vie après un scandale dans le pays natal, ou vivre loin des restrictions victoriennes. Shanghai était un port complètement ouvert, pas besoin de passeport ou de n’importe quelle pièce d’identité pour y entrer et s’y installer. C’était un paradis pour celui qui voulait recommencer sa vie ou aller à l’aventure comme ces Européens qui ont laissé leur marque sur l’architecture.

De l’autre côté, il y avait aussi la Shanghai des Chinois, qui contrairement au reste de la Chine était divisée et gouvernée par différentes associations marchandes et de guildes, ce qui a contribué à lui donner ce caractère unique qu’on trouve nulle part ailleurs en Chine. J’ai marché aussi dans plusieurs des grandes artères ultramodernes de la ville aux dimensions hallucinnantes. Tellement que chaque intersection est couronnée d’un viaduc pour piétons en forme de grand rond-point suspendu au-dessus du boulevard.



Noël à Beijing


Chers amis,

Je vous écris depuis la Chine. Nous sommes partis, mon mari et moi à Beijing la veille de Noël, pour y rester 3 jours et hier, nous sommes repartis pour Shanghai. Je n’ai qu’une ou deux photos pas très intéressants pour vous en ce moment. Il faut attendre mon retour car la plupart des photos ont été prises sur une autre caméra et j’ai oublié le cable pour la brancher et téléverser dans mon ordi les photos!

À Beijing, nous sommes restés au coeur de la ville, dans un hotel fait pour les “business travellers”. En fait j’accompagne mon mari à un voyage d’affaires pour la première fois, la sorte où tout est sur le compte de la compagnie. Une occasion rare pour l’anthropologue, habituée de se trouver l’auberge la plus cheap quand elle voyage, d’avoir un goût de la vie de ces hommes d’affaires des multinationales américaines. Quand je pense à mon lit défoncé et l’odeur de la marijuana dans ma minuscule chambre d’Amsterdam, ou à ma salle de bain communale à Paris, ah! Si vous avez vu Up in the Air, ça vous donne un peu le ton! C’est le luxe avec un grand L et l’extravagance perfectionné comme seuls les Chinois, dressés par des décennies de communisme peuvent le faire. C’est impressionnant. Au Rez de Chaussée de l’hotel, difficile d’imaginer qu’on est dans un pays communiste ici. Des arbres de Noël partout et des chansons de Noël, les plus classiques dans des versions archi-kitsch, style musique d’ascenseur ou de boîte musicale. Des hommes d’affaires chinois, qui portent sur les corps le gras du capitalisme. Nous avons eu deux jours pour visiter un peu la ville.

Le premier jour, nous fîmes une très longue promenade à pieds dans les rues de Beijing. Pas moins que 3 heures de marche depuis tôt le matin, malgré une vague de froid glacial qui a enveloppé la ville, -12 la température, mais pas un seul flocon de neige. L’hiver chinois est aride, désertique. S’il ne faisait pas froid, on n’aurait pas vu la différence entre l’été et l’hiver. J’ai visité le notorieux Tiananmen Square et la Cité interdite. C’était magnifique, malgré le froid. Nous étions quasiment les seuls visiteurs non-chinois, les Occidentaux ne viennent pas l’hiver et surtout pas durant le temps des fêtes. La vaste majorité des touristes durant cette période viennent des autres provinces de la Chine. C’était fascinant de regarder ces visages à la fois qui se ressemblent et qui sont si différents, représentant bien ce vaste territoire, des visages qui évoquaient tantôt le grand Nord, et des visages entourés de foulards musulmans, des costumes ultramodernes, très high fashion de Hong Kong et Shanghai à côté de costumes boudhistes (si je me trompe pas) ou des jilbabah musulmans. J’étais d’ailleurs surprise par la présence très visible des musulmans chinois. Dans les rues de Beijing, des pancartes indiquant “Muslim Restaurant” ornaient assez férquement les trottoires.



Qui a peur des musulmanes?


Je m’étais promise de ne plus intervenir dans ce débat stérile, mais voilà que je lis plusieurs textes de suite qui me heurtent de gauche et de droite.
D’abord:

1) Une chronique de Nathalie Petrowski, critique culturelle de La presse, dans laquelle elle régurgite encore le cliché, femme voilée, femme soumise, en parlant d’une chanteuse rap française, Mélanie Georgiades, convertie à l’Islam depuis des années et qui a décidé récemment de porter le voile. Sommaire de son propos: Femme subversive, critique, jusqu’au moment où elle a décidé de subvertir le plus grand cliché de la France, sa phobie du voile, en le portant elle-même. Voilà donc que la subversive est soudain devenue soumise. En fait, ce que nous dit Petrowski, c’est qu’il y a une bonne façon d’être subversive et une mauvaise façon de le faire. On aime bien ça quand les musulmanes subvertissent leur identité musulmane, mais non, non, non, qu’elles ne se mettent pas à subvertir leur identité occidentale. Il n’y a qu’une manière d’être critique et subversive et c’est celle qui nous conforte dans nos idées préconçues et surtout qui ne nous déstabilisent pas, nous pauvres Occidentaux pris avec cet Autre qui nous dérange. J’ai envie de lui envoyer la définition du concept de subversion car il est évident qu’elle ne le comprend pas. Vraiment, je n’ai jamais lu un texte aussi inconscient de ses propres paradoxes.

2) Une chronique de Mario Roy, dans laquelle il reproduit les propos d’une pamphlétiste française contre le rapport Bouchard-Taylor, sans trop le commenter. Une manière assez lâche merci de dire ce qu’il pense en se cachant derrière quelqu’un d’autre. Encore une fois, le même discours alarmiste sur le pauvre Occident en crise identitaire.

3) Une chronique de Lysianne Gagnon sur l’émigration des Québécois de souche de Montréal, dans laquelle elle lamente leur départ et leur remplacement par des nouveaux arrivants, pauvres, et “pas sufisamment acculturés”. Le Montréal serait voué, dit-elle à la décadence, comme si ces immigrants n’avaient absolument rien de positif à apporter à la ville, surtout pas rien qui vient de leur culture. “Même si les retraités [de souche qui reviennent à Montréal] peuvent encourager les industries culturelles, ce ne sont pas eux qui vont remplir les écoles, revitaliser le commerce, fonder des entreprises et insuffler un élan dynamique à la ville”. Et les immigrants dans tout ça? Leurs enfants ne remplissent-ils pas les écoles? L’avenue du Parc, qu’est-elle donc qu’une série de commerces tenues par des immigrants nouveaux et anciens? L’entrepreneurship des immigrants dont les diplômes on refuse de reconnaître, ça ne compte pas? Comme si ce n’était pas assez insultant sa première chronique, elle revient au sujet dans sa chronique d’aujourd’hui armée des opinions de citoyens qui l’appuient et qui reproduisent les mêmes clichés.

4) Nouvelle du jour: Les Suisses décident à l’invitation d’un parti d’extrême droite que 4 minarets de mosquée en Suisse c’est déjà de trop dans un référendum qui est symptomatique de l’aversion, de plus en plus normalisée, acceptée, même célébrée, que l’Europe et ses anciennes colonies nord-américaines ont développé à l’Islam. Ici encore, femmes musulmanes soumises au secours pour attiser les pires stéréotypes.

Je lis ces textes, et d’autres encore qui s’accumulent à une vitesse étourdissante et ça m’enrage. Pire qu’être musulman vivant en Occident aujourd’hui, c’est être une FEMME musulmane qui a une quelconque pensée indépendante qu’on ne peut calquer facilement au cliché désiré.

Il n’y a rien de plus terrifiant en fin de compte qu’une femme musulmane instruite, professionnelle, subversive, et qui se veut toujours musulmane selon ses propres termes. Si l’on est voilée, on est automatiquement soumise, et si on ne l’est pas, mais qu’on n’adhère pas au discours islamophobe et au dogme laïciste, si on ne publie pas un manifeste dans lequel on se met en scène comme martyre de l’Islam, on est traitée d”islamiste camouflé, de stupide, de victime de lavage de cerveau ou notre voix est tout simplement ignorée, occultée.

Entre la soumise, et l’intégriste camouflée en intégrée, les femmes musulmanes perdent sur toute la ligne à moins qu’elles ne se SOUMETTENT, quelle ironie, au cliché des islamophobes, des assimilistes ou des missionnaires de la laïcité! Et on a le culot ensuite de dire, mais ces musulmans et musulmanes soi-disant “modérés”, pourquoi ne s’expriment-ils pas?

Déprimant. Voilà.



Romans de la saison


Un petit mot pour partager avec vous mes lectures des derniers mois. Des livres que j’ai absolument adorés:

Dany Laferrière: L’énigme du retour, et Les années 80 dans ma vieille Ford

Andrei Makine: La femme qui attendait, L’amour humain, et, la musique d’une vie

Jean Rhys: Wide Sargasso Sea

Jhumpa Lahiri: Interpreter of maladies

Mai Ghoussoub: Selected writings

Mahmoud Darwich: Murale

Je sais que vous êtes discrets, vous qui suivez ce blog, mais je vous le dis quand même, lisez les et dites-moi ce que vous en pensez!

Yara