Les derniers jours à Dubai ont été plus tranquilles. Je suis allée au souk pour acheter les derniers souvenirs (première photo) et je me suis promenée dans les centres d’achats, notamment le Centre Al-Wafi construit d’inspiration pharaonique (voir l’un des toits du centre couvert d’hieroglyphiques). Je me suis rattrapée aussi avec tous les films que j’ai manqués depuis un an à peu près en allant à chaque nuit au cinéma et j’ai été de ce fait confrontée à la “censure”. J’ai regardé Charlie Wilson’s war, une comédie politique
sur l’Afghanistan quand les “mujahideen” étaient encore les héros des américains contre l’union soviétique et un film d’action. Le premier film avait été coupé à plusieurs endroits (certainement où on disait des choses pas très “appropriées” sur les leaders arabes et dans le deuxième c’est le beau derrière de l’acteur en vedette qui a été coupé à plusieurs reprises! (ah quelle déception!). Aussi, il y a plusieurs sites internet non disponibles, ce qui est agaçant, c’est que ce ne sont pas les sites politiques, mais plutôt les sites d’échange de média et de communication (ex. Skype et flikr).
Mais à part cela, c’est la vie as usual où la diversité ethnique et culturelle est la norme et où on peut mener une vie très à l’occidentale ou très à l’arabe avec le côté extrême de chacun sans que personne s’en plaint et tous ces modes de vie se côtoient sans friction, mais aussi sans beaucoup de fusion sauf à la surface. Par contre un développement intéressant durant ce séjour: les premières femmes juges dans le courts fédéraux vont entrer en fonction dans les mois qui viennent … Et il y a une intitative gouvernemental afin d’augmenter le nombre de femmes professionnelles. Aussi les expatriés (la plupart des européens ou des arabes non-autochtones) peuvent maintenant acheter des propriétés (ce qui était interdit avant) et en achetant une propriété auront droit au statut de résident permanent (sans citoyenneté par contre). Aussi le gouvernement commence à introduire des politiques afin de limiter l’inflation des prix de location de résidences (le boom économique ici a rendu la vie extrêmement chère). Toutes ces politiques démontrent une volonté de transformer Dubai d’une ville du Wild wild West et du capitalisme sauvage à une vraie économie viable à long terme … .
Être ici, c’est être à la frontière entre le possible, et l’impossible, et être au seuil d’un avenir au-delà de l’imagination. C’est excitant et épeurant, et c’est sans doute cette peur de l’inconnu, des limites que l’homme est prêt à dépasser quand il a les moyens de le faire, c’est cette peur que Dubai tente peut-être à faire disparaître avec ce virage, vers des politiques plus progressistes et responsables (relativement parlant bien sûr!), qu’il s’agisse d’environnement ou de vie sociale. Nous verrons …
Voici donc les dernières photos de notre magnifique séjour à Dubai
Une photo (assez horrible si vous êtes végétarien, désolée ma chère Nadia P.!) est d’un restaurant irakien où on a mangé du poisson irakien grillé aussi selon la tradition irakienne. C’est très simple: un grand feu, des poissons éventrés et empalés sur le côté sur des tiges en bois tout autour. SUCCULANT. Les guerres terribles ont cet incroyable effet sécondaire de faire diffuser la culture à travers les réfugiés et les expatriés. C’est ainsi que la cuisine irakienne commence à être connue dans le reste du monde arabe.
Une photo de la “Marina” un quartier qui deviendra bientôt la nouvelle Dubai, où on a ouvert l’accès à la mer au coeur du territoire pour créer un port pour les bâteaux récréatifs au
beau milieu des bâtiments. Ainsi les résidents, au lieu d’avoir leurs voitures parkées en bas, ont plutôt un beau bâteau au stationnement! Et une photo du Lobby de l’hôtel Hyatt, où
devrais-je dire une partie du lobby qui est tellement grand qu’on s’est perdu une demie heure là-dedans à la recherche des toilettes!
Remarquez la jungle en bas et les ventres en bois des bâteaux en haut
.
Une photo aussi prise du sommet de la dernière tour dont mon père a été l’ingénieur principal. Ça s’appelle le Rose Tower, mais il est plutôt en forme de tulipe (regardez la photo qui suit,
c’est le building le plus haut parmi les buildings (avec la tête blanche) et vous aurez aussi une bonne idée d l’activité de construction à Dubai. Nous avons eu la chance de faire le tour du building de 72 étages avec les ingénieurs sur le site car il est toujours fermé au public. Ça ne parait pas de l’extérieur, mais le building est encore une squelette de l’intérieur …
Donc voilà quelques merveilles et bémoles et interogations avant le retour à Montréal
Yara
No Comments, Comment or Ping
Reply to “Du Wild Wild West à ?”