Lenkinski: Habeas Corpus for Palestinians?

This week, the topic of the Palestinian hunger strike again made headlines. This issue first came up in social and mainstream media in the recent case of Khader Adnan—and was followed with a second hunger striking Palestinian prisoner, a woman named Hanna Shalabi. Both Adnan and Shalabi planned to bring themselves to nearly fatal starvation in protest of being held in administrative detention by Israel and mistreated during arrest. Over the past months since these two high-profile cases, the Palestinian hunger strike has grown by leaps and bounds. The New York Times reported a figure of 1500, with the promise of more prisoners joining if Israel does not change its policy.

In both Adnan and Shalabi’s cases, Israeli human rights organizations sounded the alarms, demanding that hunger striking and all other Palestinian administrative detainees be released or given fair trial. The Association for Civil Rights in Israel (ACRI) sent an urgent letter to Defense Minister Ehud Barak in which it details the violations of human rights—namely the right to fair trial violated by the practice, and called for release or fair trial. The painful fact is that while administrative detention violates human rights, fair trial is simply not available to Palestinians in the Israeli military courts. There is no real life alternative to that does provide justice and due process to Palestinians.

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Happy Birthday David

A preview of the film Prometheus. Fascinating and disturbing.

Rima Elkouri: L’Injuste part

Publié le 22 mars 2012 à 07h33

Rima Elkouri
La Presse

Il y a quelque chose de bien ironique à vouloir faire passer une hausse brutale de 75% des droits de scolarité en cinq ans pour une mesure d’équité. C’est pourtant ce que fait le gouvernement libéral en insistant sur le fait que les étudiants «doivent faire leur juste part».

La logique gouvernementale de la «juste part» s’appuie notamment sur le fait que les études sont un «investissement rentable» d’un point de vue économique. Il serait donc injuste, selon cette logique, que les étudiants fassent payer à l’ensemble des contribuables des études qui leur permettront de s’enrichir personnellement.

On s’écarte d’un principe important lorsqu’on réduit ainsi l’éducation à une question comptable.

Il fut un temps, il y a à peine 50 ans, où l’éducation était un luxe. Un privilège accessible à une toute petite élite. La Révolution tranquille est venue secouer ce modèle élitiste. En 1964, ce qui était un luxe est devenu un droit. À la lumière du rapport Parent, on a voulu démocratiser l’éducation. Non pas dans une perspective individualiste et une logique d’enrichissement personnel, mais en reconnaissant que, au-delà des bénéfices individuels associés à des études universitaires, c’est avant tout la société tout entière qui en profite.

Une société où tous peuvent s’instruire n’est pas qu’une société plus riche. C’est aussi une société plus juste, où on favorise l’égalité des chances. Une société où les citoyens ont un plus grand sens civique et critique. Bref, une société rendue meilleure grâce à la démocratisation de l’éducation.

Aujourd’hui, je m’inquiète de voir que l’éducation est de moins en moins perçue comme un bien commun et de plus en plus perçue comme une marchandise. Je m’inquiète de voir que les étudiants en grève sont traités par la ministre Line Beauchamp comme des égoïstes qui «écoeurent» les braves travailleurs. En réalité, en défendant le droit à l’éducation, c’est l’intérêt de toute la société qu’ils défendent, y compris celui des braves travailleurs et de leurs enfants.

Les droits de scolarité au Québec sont les plus bas en Amérique du Nord? Eh bien! tant mieux. Ce n’est pas une tare, mais le reflet d’un choix de société. Une façon de marquer l’engagement de l’État en faveur d’une éducation accessible à tous. Encore là, tout est question de perspective. Si on se compare à l’ensemble des pays de l’OCDE, le Québec demeure un des endroits où les droits de scolarité sont déjà les plus élevés.

Il est difficile d’établir un lien évident de cause à effet entre les droits de scolarité et la fréquentation universitaire. Mais il est encore plus difficile d’imaginer qu’une hausse aussi brutale puisse encourager des étudiants de milieux modestes à crouler encore davantage sous les dettes pour poursuivre des études. Dans une société qui valorise vraiment l’éducation, personne ne devrait avoir à renoncer à des études universitaires pour une question d’argent.

Le gouvernement dit que le régime de prêts et bourses pourra continuer à garantir l’accessibilité aux études et effacer les effets de la hausse. C’est peut-être vrai pour la minorité d’étudiants pauvres qui ont droit à des bourses. Mais pour les familles de classe moyenne, c’est faux. Celles qui ont des revenus modestes seront les plus touchées par cette hausse, qualifiée hier par les mouvements étudiants de «nouvelle taxe à la classe moyenne». Il est désolant que le ministre Raymond Bachand, dans son calcul de la «juste part», n’ait pas eu au moins une petite pensée pour les étudiants de classe moyenne dans son budget. Bonifier le programme de prêts et bourses aux critères désuets aurait été un bon départ.

Le ministre Bachand a préféré s’en tenir à son credo de la «juste part», oubliant le fait que les diplômés qui auront la chance de gagner de bons salaires paieront un jour leur «juste part» d’impôts. Rien pour calmer ce chaud printemps étudiant.

Michèle Oimet: La “juste” part

Extrait d’une chronique publiée le 30 mars 2012 à 07h26

Michèle Ouimet
La Presse

Parlons maintenant du dégel des droits de scolarité. Un dégel brutal marqué par une hausse de 75% étalée sur cinq ans.

Le gouvernement répète que «les étudiants doivent faire leur juste part».

Je vous avoue que je me sens un peu insultée comme contribuable. La juste part. Ah oui? Est-ce que le gouvernement oublie que plusieurs parents se saignent pour payer les études de leurs enfants et que ces mêmes parents donnent plus que leur juste part? Le ministre Bachand a-t-il oublié qu’il nous a matraqués avec des hausses de tarifs dans son budget 2010 et que la TVQ est passée de 7,5% à 9,5%?

Et c’est ce même gouvernement qui verse, sans sourciller, 200 millions à l’empire Quebecor pour la construction d’un amphithéâtre. Alors, on se calme avec la juste part.

Et que dire des universités qui jettent des millions par les fenêtres pour acheter de la publicité ou verser de grasses indemnités de départ à leurs recteurs. Sans oublier la folie immobilière qui les a poussées à construire des pavillons et des campus. En 10 ans (de 1997 à 2007), la part de leurs budgets consacrée aux immobilisations a flambé, passant de 26% à 45%.

Le gouvernement répète que les droits de scolarité sont les plus bas au Canada, mais il omet de dire que certaines provinces ont commencé à faire marche arrière. La Nouvelle-Écosse, par exemple, a décrété plusieurs baisses au cours des dernières années.

Car il y a un prix à payer pour des droits de scolarité trop élevés: ils finissent par créer une barrière. Qui osera étudier en philosophie ou en musique, sachant qu’il finira son baccalauréat avec des dettes de 20 000$?

Qui, M. Charest?

In support of the Québec student strike

200 000 citizens including students, syndicates, professors, parents and ordinary montrealers took to the streets in Montreal to protest the Liberal government’s 75% hike in tuition fees and its refusal to negotiate with the students. The same government protects corporations from tax hikes. I was proud to be part of one of the largest protests in Montreal’s recent history.

The last protest of this magnitude was against any involvement in Bush’s invasion of Irak in 2003. The result was that Canada did not participate in that war. Engagement is never a futile act.

Québec students have been on strike for over a month.

If you are in Québec, call your deputy and let your voice be heard in order to stop this hike.

Yara

L’intolérance et la xénophobie s’arrêtent ici!

J’arrive à Montréal au coeur de deux débats, l’un est fondamental, l’autre est un prétexte pour airer un peu la xénophobie latente qui ne se gêne plus de se présenter telle quelle sur la place publique québécoise.

Mon avion a atterri vendredi soir et dimanche j’étais déjà dans la rue avec 10 000 autres citoyens marchant en soutien aux étudiants et à tous ceux qui voudraient un jour s’instruire sans être écrasé par les frais de scolarité. Surtout je marchais pour rappeler au gouvernement que dans une société équitable, on ne baisse pas les impôts des plus riches (les entreprises privées) et fait payer la solde aux plus pauvres (les étudiants). On ne demande pas à la frange la plus fragile à faire sa part tout en donnant des cadeaux en millions aux corporations. Moi je tiens à élever mes enfants dans une société équitable et solidaire.

Je me réveille mardi, et je trouve devant moi le texte de l’une de mes journalistes préférés, Rima Alkouri du quotidien La Presse, dans lequel elle partage quelques-unes des insultes qu’elle a reçues pour avoir eu le culot de dénoncer la récupération politique de l’hystérie purement inventée de l’abattage halal.

Je vous invite à lire ses deux textes.

Chers cocitoyens Québécois et Canadiens, écrivez, je vous prie, à Rima ou à votre député ou au journal que vous lisez pour mettre fin à cet harcèlement qui, quand il s’agit de quelqu’un au nom arabe, semble de plus en plus acceptable pour un nombre croissant de gens.

Surtout, posez-vous les questions nécessaires sur ces débats fictifs qu’on nous sort chaque fois qu’une élection est dans l’air ou chaque fois la société se met à discuter de véritables enjeux, comme par exemple, le financement de l’éducation.

Il est évident que pour certains, les journalistes en manque d’attention comme Richard Martineau du Journal de Montréal, ou comme Mario Dumont, ou encore comme certains politiciens du PQ, il est plus facile et plus amusant de taper sur le bouc-émissaire préféré, notre cocitoyen au nom bizarre qui semble suspicieusement arabo-musulman, pour nourrir un peu son égo et détourner l’attention des véritables enjeux.

Voici les textes de Rima. Je compte sur votre engagement et sens de la citoyenneté afin de stopper ces tentatives d’intimidation haineuses. Car voilà le but de ces exercises tordus: intimider les gens pour les faire taire.

RIMA ALKOURI: L’HYSTÉRIE HALAL

RIMA ALKOURI: OK! JE RETOURNE DAN MON PAYS

Yara El-Ghadban

Rendez-vous à la bibliothèque de Brossard

Chers lecteurs,

Je serai de retour à ma bien-aimée Montréal durant le mois de mars. Alors invitation à un rendez-vous sympathique le samedi 17 mars à la bibliothèque de Brossard où j’aurai l’occasion de discuter avec des lecteurs de notre sujet préféré: littérature et écriture.

Voici donc les coordonnées:

Samedi, 17 mars, 2012
13:30 à 15:00
Salle d’animation
Bibliothèque de Brossard
Georgette-Lepage
7855, avenue San Francisco
Brossard (Québec) J4X 2A4

Au plaisir de vous y voir!

Yara

FISK: Le correspondant de guerre n’est pas un héro

Un article lucide du journaliste britannique Robert Fisk:

Il a fallu beaucoup de courage pour entrer dans Homs. D’abord Sky News, puis la BBC, et ensuite quelques hommes et femmes courageux, qui y sont allés pour parler au monde des souffrances de la ville, et qui, au moins pour deux d’entre eux, ont eux-mêmes souffert. En revanche, la semaine dernière, je n’ai pu m’empêcher de réfléchir, et de me dire que nous avions très vite appris le nom de Paul Conroy, l’indomptable photographe britannique qui a été blessé, alors que nous n’avons rien su des treize volontaires syriens qui auraient apparemment été tués par des tireurs d’élite et des obus en tentant de le sauver. Ce qui n’est bien sûr pas de sa faute. Mais je me demande si nous connaissons les noms de ces martyrs – ou si nous avons seulement l’intention de chercher à les connaître.

Tout cela a un côté un peu colonialiste. Nous sommes désormais si habitués aux exploits de ces trompe-la-mort que sont les versions hollywoodiennes des correspondants de “guerre” qu’ils sont, d’une certaine façon, devenus plus importants que les gens au sujet desquels ils témoignent. Hemingway est censé avoir libéré Paris – enfin, surtout le Harry’s Bar – mais qui, parmi nos lecteurs, se souvient du nom de tel ou tel Français mort dans les combats pour la capitale ? Personnellement, je n’ai pas oublié Terry Lloyd, mon téméraire collègue de la télévision, tué par les Américains en Irak en 2003 – mais qui peut citer le nom de l’un des quelque 250 000 ou 500 000 Irakiens morts des suites de l’invasion (à l’exception de Saddam Hussein, évidemment) ? La même année, le correspondant d’Al-Jazira a été tué à Bagdad lors d’une frappe aérienne américaine. Que ceux qui se souviennent de son nom lèvent la main. Réponse : Tareq Ayoub. Il était palestinien, et je me trouvais avec lui la veille de sa mort.

LIRE LE RESTE ICI:
http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/05/le-correspondant-de-guerre-n-est-pas-un-heros

Israeli Apartheid Week

My friend, Mbuyiseni Ndlozi, spoke in London during events of the Israeli Apatheid Week.

Mbuyiseni Ndlozi is a PhD candidate and the Chairperson of the Post Graduate Association at Wits University in Johannesburg, South Africa. Ndlozi is a member of the South African Students Congress (SASCO) and a board member of BDS South Africa. Mbuyiseni is active in campaigning on both domestic and international issues, including worker rights, student issues and Palestine solidarity. He recently attended the South African session of the Russell Tribunal on Palestine, a people’s tribunal that found Israel guilty of the crime of apartheid under international law.

For more information, go to Stop the Wall

Here is a poem by Rafeef Ziadeh (spoken word artist and activist):

And here is an interview with Mbuyiseni and Rafeef:

L’ombre de l’olivier: recrue du mois

Chers lecteurs,

J’ai eu droit à de très belles lectures de l’ombre de l’olivier sur le blog littéraire La Recrue du mois qui met en vedette les premiers romans d’auteurs québécois.

Je vous invite à consulter le site ainsi que la riche liste des  recrues des mois et des années précédents ici:

La Recrue du mois