Merci Alexandre!


Voilà. Je suis à Dubai après 2 ans d’absence. La ville est plus impressionnante que jamais. Je vous reviendrai là-dessus dans quelques jours, armée de photos.

Je voulais simplement envoyer un merci dans le bloguesphère à Alexandre N. qui a eu la gentillesse de changer de siège dans l’avion pour que mes enfants, mari et moi puissions nous asseoir ensemble.

Mais pourquoi donc prendre la peine de dire merci sur mon blogue? Eh bien, coincidence des coincidences, il s’est avéré qu’Alexandre est un lecteur de mon blogue. Quand je lui ai demandé s’il accepterait de changer de siège, il m’a reconnue! Alors, voilà. J’ai rencontré l’un de mes lecteurs très discrets dans un avion de Montréal en route vers Paris! Il était assis juste devant moi et a donné son siège à ma fille.

Je tenais donc à le mentionner et envoyer à mon lecteur un merci virtuel de Dubai!

Bon voyage Alexandre! Et n’hésite pas à commenter.

Cheers

Yara



Carnet d’un voyage à Cuba


havane3.JPG Je suis de retour d’une magnifique semaine à Cuba. Pour moi qui voyage beaucoup mais jamais pour le plaisir, c’était une expérience très enrichissante. C’était l’occasion d’explorer avec mes yeux d’anthropologue (aveuglés par le soleil éclatant et le sel de la mer turquoise bien sûr) ce monde fait pour les touristes. J’aimerais vous parler longuement de la beauté de la mer, mais je préfère vous parler de la Havane que j’ai eu l’occasion de visiter.

havane7.JPG C’était pour moi le moment le plus excitant de notre semaine archi-touristique à Cuba. On a découvert une magnifique ville qui semble par certains lieux, suspendue dans le temps. La combinaison des édifices à l’architecture coloniale de l’Espagne qui regardaient passer les voitures des années 40 et 50 roulant un peu partout dans les rues de la capitale est vraiment étonnant. Parfois je voyais surgir Don Corleone de l’une de ces monuments sur roues de l’ère pré-révolutionnaire. D’autres fois, c’est Ernest Hemingway qui m’apparaissait. Nous avons pris un verre dans son bar préféré, la Floriditta et avons visité son appartement où il a écrit ses romans durant une vingtaine d’années. Mais ce sont surtout les Cubains qui m’ont fascinés.



Haïfa and Jerusalem


A video clip of my visits to HaÏfa and Jerusalem in 2006. See also carnets de voyage.
Durée: 12 minutes


Sources musicales:

Marcel Khalife

Sayyid Darwish

Faïruz

Les Frères Rahbani



De Jérusalem à Montréal


Chers tous,

Je vous souhaite depuis Montréal une bonne année! Je suis de retour après un voyage plein d’événements, de souvenirs et de choses à retenir pour une éventuelle recherche en Palestine (un jour!).

J’ai passé le jour de Noël à Jérusalem où j’ai visité la Mosquée d’Al-Aqsa et j’ai magasinné du vieux souk avec ses magasins débordant d’artefacts faits à la main. Deux belles journées d’hiver exceptionnellement froides pour la ville. Le lendemain il a neigé! C’est toujours fascinant de visiter le souk et de rencontrer les marchands, chacun avec son histoire.



Une journée à Haïfa


Chers tous,

Je vous envoie de la “Terre Sainte” un très joyeux Noël et je vous souhaite le meilleur pour le temps des fêtes. Je suis à Haïfa, l’une des grandes villes d’Israël /Palestine, une ville qui a aussi beaucoup de signification historique et symbolique pour les Palestiniens. Aujourd’hui, c’est l’une des rares villes mixtes ou Juifs et arabes vivent. C’est l’une des plus belles villes, s’étalant sur la côte d’une montagne surgissant directement de la mer. C’est aussi la ville qui a reçu la plupart des roquettes lancées cet été par le Hizbollah (mais contrairement a Beyrouth, il ne reste plus aucune trace de la guerre) et c’est la ville où une grande partie des Palestiniens chrétiens sont concentrés après Nazareth. Enfin, c’est la ville où sont établis les Baha’i, une culte dont je ne connais pas trop l’histoire, mais dont le temple majestueux et les jardins qui l’entourent dominent le paysage de la ville, couvrant une bonne partie de la montagne. Nous avons visité les lieux du temple sans entrer, car nous avions manqué les heures ouvertes aux visiteurs. Les jardins sont d’une beauté exquise, reflétant magnifiquement les valeurs des Baha’i qui sacralisent la pureté et la beauté.

Je n’entrerai pas trop dans les détails de ma visite qui a abouti dans un centre de rapprochement interreligieux et un repas succulent dans l’un des cafés de la “colonie allemande”, un quartier où étaient concentrés à l’aube du 20e siècle une grande communauté allemande dont la plupart des membres étaient des chercheurs et théologues orientalistes. Ce sera à raconter de vive voix!

J’avais l’intention de visiter le Hebron, mais le voyage a été annulé car l’une des filles a attrapé un méchant grippe. Demain, ce sera le Vieux Jérusalem et la Mosquée d’Al-Aqsa. Je suis très excitée car demain c’est le jour de Noël et la ville sera remplie de pèlerins chrétiens, priant un peu partout dans les anciens sentiers de la ville. Je penserai à vous en ce jour de Noël dans la “Terre Sainte”.

Mes salutations!

Yara



Palestine: Derrière le mur


Je reviens d’une très longue journée passée dans les Territoires palestiniens, et plus spécifiquement Jérusalem et Ramallah. J’ai été confrontée pour la première fois au mur infâme, aux nouvelles barrières de sécurité et à l’humiliation de vivre sous la volonté de quelqu’un d’autre. Je n’ai pas amené mes filles avec moi, puisqu’il y a parfois des incidents entre les militants de Fatah (le parti de Mohammad Abbas) et de Hamas.



Speaking the language of the Other


I’ve been coming to Palestine/Israel for the past six years. I have never attempted to learn Hebrew even though it should be very easy to pick up for Arabic speakers like me, since both Arabic and Hebrew have the same linguistic roots (except for the alphabet). I have to say, I resisted speaking and learning it for political reasons which is quite paradoxical since I speak two other colonial languages (English and French). But now, I’ve decided to get over my refusal and start learning it just so I could answer back abusive Israeli guards. So for the past couple of days I’ve been learning the alphabet which is not easy since it’s completely different from any other language I know. I can now write all of the proper names of the members of my family in law and can read a couple of words off the caption lines on TV. If I listen carefully I can pick already a few words here and there because many words sound like Arabic.
It isn’t easy speaking it, while fighting off all the semantics involved. I’m starting to understand what it must feel like for Arab-Israelis who have to learn the language in school and memorize nationalist poetry in Hebrew glorifying Zionist leaders and their successful colonization of Palestine.

Isn’t it ironic that as an anthropologist, my first experience of true Otherness and alienation should take place in my country of origin?



Palestine: Close encounters of the post-modern kind


Bonjour à tous,

Je vous envoie une sorte de “chronique de voyage” depuis la Palestine comme je le fais d’habitude quand je pars en voyage.

En ce qui concerne le titre de mon message, j’avais envie de vous faire part de mes multiples “encounters” avec des Juifs depuis mon départ de Montréal jusqu’en Israël.

Encounter 1: À l’aéroport Dorval, il y a eu un conflit entre un agent de sécurité arabe et une dame hassidique. Elle a traversé la ligne de sécurité où seulement les voyageurs peuvent entrer sans doute pour acocmpagner sa fille qui part en voyage, ignorant le gardien qui lui avait donné deux avertissements. Vexée, elle lui dit qu’il est un brute et impoli, ensuite elle lit son nom sur son badge et réplique ironiquement “Oui bien sûr, il s’appelle Saïd!” Alors le monsieur perd la tête et la prend par le bras pour la sortir de là. Quand notre tour est arrivé, le confilt s’était gonflé et il y avait trois agents sécurité qui essayaient de régler l’affaire.

Encounter 2: Nous sommes en escale à Zürich. Nous amenons les filles à une petite aire de jeu pour enfants. Nous rencontrons une Maman juive qui part sur le même avion pour Tel Aviv. Elle a deux filles aussi du même âge, elle est en escale depuis Singapore! Les 4 filles jouent ensemble et nous sommes là toutess les deux une à côté de l’autre observant les filles et pour une seconde j’étais certaine qu’elle pensait exactement la même chose que moi: Que si ces 4 filles pouvaient jouer ensemble si merveilleusement pourquoi toute cette violence? Finalement après un moment d’embarras elle me dit qu’elle vient de Haïfa et qu’ils sont allés au Singapore suite à la guerre avec Hizballah. Et je luis dis: Ma tante vient de la banilieue sud de Beyrouth, le quartier complètement détruit par Israël durant l,été et elle vient d’immigrer elle aussi aux États-Unis avec sa famillepour fuir la violence. And that was that.

Encounter 3: Passport control à l’aéroport de Tel Aviv. Nous sommes quatre palestiniens avec trois passeports israéliens et un passeport canadien. Need I say more?

Encounter 4: Nous retournons au lendemain de notre arrivée à l’aéroport pour ajouter mon nom au contrat de location de voiture. Je n’ai pas mon passeport. Nous sachant arabes, un officer à la barrière qui protège les paramètres de l’aéroport nous met de côté. Il finit par appeler un autre officier et ensuite nous menace d’appeler la police quand il découvre que je suis palestinienne mais pas arabo-israélienne et que je n’ai pas mon passeport. Soudain, je me souviens de ma carte de citoyenneté canadienne que j’avais enterrée dans ma sacoche depuis mon dernier voyage. La voyant, il change de ton et me dit sarcastiquement: “For such a big and rich country you have tiny and unimpressive identity cards”

Je vous reviens plus tard car j’aurai des choses plus intéressantes à raconter. Sans doute après mon voyage à la “Sainte Cité”

À bientôt!

Yara



Une semaine à Beirut


Chers amis, chers profs,

Je vous écris pour vous souhaiter des joyeuses fêtes et le meilleur pour
la nouvelle année qui arrive à grands pas. Je suis de nouveau à Dubaï
après avoir passé une semaine à Beyrouth, Liban. Le contraste entre les
deux villes est flagrant. Si à Dubaï la réalité semble être figée et même
parfois complètement évacuée de la vie quotidienne, à Beyrouth on est
frappé par la réalité d’une ville qui se remet toujours de 17 ans de
guerre civile.



Carnet d’un voyage à Dubaï


Mes chers amis, chers profs.,

Je vous écris de Dubaï, ma ville natale et celle de mon enfance, que je reconnais à peine maintenant. Les transformations que cette ville a vécues sont tout à fait époustouflantes. Je suis arrivée munie d’une bonne dose de scepticisme après avoir tellement entendu de la Hong Kong de l’Arabie et de la course à la modernité dans laquelle Dubaï s’est engagé. Dubaï est la plus connue des villes d’un petit pays de sept émirats qui s’est transformée en oasis surmoderne depuis la découverte du pétrole.